Suriplaza

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// Nikon D5000, nikon 18-200, tokina 12-24 | -18.40257 : -69.62935 | alt. 4566m

Record de temperature au petit matin, -5 dans le van ! Le robinet et la conduite d’eau ont geles, nous ne pouvons meme pas faire un cafe pour se rechauffer !
Nous quittons le parc Sajama pour de bon et allons a la frontiere Chilienne. Cote Bolivien, il reste une ultime station service ! Nous en profitons pour refaire le plein et etre tranquille…..mais les pompistes boliviens nous disent qu’il n’y a plus de diesel….on part, et derriere nous, on voit qu’ils font le plein d’un gros camion, avec plaque bolivienne bien sur. L’envie est grande de retourner les voir pour leur tirer les oreilles. Au lieu de ca, nous allons voir le chauffeur du camion qui fait son plein, et devant les autres pompistes, nous negocions de l’essence avec lui.

Marche conclus, apres avoir fait son plein, on se gare a cote de la station et on achete 10L au prix local. On transfert le precieux liquide avec notre petite pompe, et nous voila pret a attaquer la route.
Merci la Bolivie !
aaaahahah, mais ce n’est pas fini, nous passons un premier poste frontiere en piteux etat, on nous dit qu’il n’y a rien a faire ici, et nous poursuivons au cote Chilien. La bas, en quittant le pays, nous devons voir la douane pour le permis du vehicule. Nous nous retrouvons avec une incompetente de premiere classe avec mention, on passe 1h a discuter dans le froid a travers sa fenetre a peine entreouverte. Finalement, nous revenons au premier poste de douane, expliquons la situation, et ils nous redigent une lettre pour l’autre abrutie. Tout s’eclaircit, et nous perdons donc notre permis d’importation, qu’il faut rendre, en plus de photocopies du permis, passeport, et carte grise. A chaque entree dans le pays, il faudra donc refaire toutes les copies et un nouveau permis…..

Cote chilien, c’est un monde de difference, et nous rentrons de nouveau dans un pays developpe. Il y a un controle tres strict sur les aliments importes, et fruits, legumes, viandes, et fromages ne peuvent rentrer dans le pays. Nous avons 2 avocats, des oeufs, et surtout 2 chorizos espagnols a cacher, heureusement, notre van est truffe de cachettes 😀 Un officier vient fouiller notre vehicule, avec un chien ! (meme dans ce poste frontiere tout pourri !) mais ils ne trouvent rien, puis la douane verifie vaguement le vehicule, nous obtenons nos visas, un permis de vehicule expedie en 2 coups de stylo, meme pas besoin de photocopie, et nous faisons nos premiers tours de roues sur la route du Chili, enfin si on peut appeler ca une route 😀 Meme les camions se demandent parfois par ou passer tellement les crateres sont enormes !

Apres seulement quelques kilometres, nous nous arretons dans une aire de picnic au bord du lac Chungara, avec un magnifique volcan en arriere plan, au cone parfait, legerement enneige. On note deja une enorme difference avec tous les autres pays, un espace parfaitement ammenage pour dormir, des poubelles (!!!!!), des toilettes, des tables et bancs, bref un monde de difference !
Et aussi des nouvelles bestioles, un croisement entre un lapin et un kangourou avec une queue d’ecureuil, c’est super mimi mais super farouche !

 

Encore une nuit en enfer pour moi avec une nouvelle intox alimentaire…… il fait -2 dans la voiture, ca n’aide pas non plus.
Au matin, une fois le moteur un peu rechauffe par le soleil (on se gare toujours le nez a l’est depuis que l’hiver est sur l’altiplano !), nous prenons la route pour une des regions les plus isolees du monde, le parc national de Lauca, qui comprend le vaste desert au nord du Chili. Aucune station service avant la cote chilienne, il faut faire attention a la jauge.

Nous nous embarquons sur des petites pistes en terre, tres lisses, on peut prendre de la vitesse, et je ne passe pas le van en 4 roues motrices pour sauver du carburant….bien mauvaise idee ! La propulsion sur du sable, ca donne vite des tetes a queues, et nous voici avec le van en travers de la piste, encastre dans le sable, au milieu de nul part.
Heureusement, nous avons une pelle et des plaques de desensablement, ca prend bien 15min a degager un passage mais nous voici liberes !! Cette fois, plus de betises, nous passons en 4×4.
Peu de panneaux, mais plus qu’en Bolivie, sans les coordonnes gps de nos amis, nous ne trouverions sans doute jamais ce Suriplaza, mais enfin, le voila, droit devant nous ! Un groupe de montagnes aux couleurs rouges orangees, de toute beaute ! C’est le moment de faire notre pause lunch, mais avant, j’en profite pour monter en haut du plaza. La montee est longue et difficile, dans de la cendre et des petites pierres, mais la vue d’en haut est une veritable recompense, on peut y voir la totalite du parc national.

C’est de loin une experience que nous recherchions depuis le debut du voyage, conduire dans l’inconnu, comme un petit rover sur Mars……

Le decor est magnifique, on camperait presque ici, mais a 5000m d’altitude, et avec toutes cess vallees bouchant le soleil, nous ne sommes pas sur de pouvoir redemarrer le moteur au petit matin…..tant pis, ne prenons pas de risques, nous repartons en dehors du parc sur la route principale qui mene a Arica.

 

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