Potosi

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// Nikon D5000, nikon 18-200, nikon 10.5 | -19.58099 : -65.75491 | alt. 3938m

 

La route vers Potosi continue de monter, pour atteindre 4000m, ville la plus haute du monde ! Au moins, la route est en bon etat, et il ne faut quelques heures pour parcourir les 150kms. On s’attend egalement a un froid de canard, mais les journees sont plutot chaudes, meme si l’on supporte facilement une veste. En revanche, au tout petit matin c’est une autre histoire, 8 degres au plus, rien a voir donc avec les deserts de l’altiplano.

De loin, la ville ressemble a La Paz, avec les maisons hideuses en brique rouge, mais le centre ville est plutot joli, l’ensemble domine par le cerro Rico, qui abrite la celebre mine d’argent, source de toute la richesse de Potosi.

Par chance, nous nous garons en centre ville, sur la seule place ou l’on peut capter du wifi non securise !
Pendant que nous fouillons l’internet, un gamin passe pres de notre van, s’arrete derriere, sort un tournevis, et revient a l’avant pour devisser nos retroviseurs !!!! On lui a fait la frousse de sa vie pour le coup, mais cela fait peur, il va falloir trouver un endroit securise pour la nuit.
Sur le net, nous apprenons qu’il y a des manifestations a Uyuni (pire qu’en France les greves en Bolivie, c’est dire !), et il est impossible d’y acceder……. Ca nous laissera du temps pour visiter la ville et faire un tour dans la mine, etape obligatoire. Nous devons egalement trouver un garage pour reparer pour de bon nos fixations de roue, et acheter de l’additif pour diesel. Si les performances et surtout la consommation d’essence ne reviennent pas a la normale, nous devront changer les filtres (que l’on esperait faire tenir jusqu’au Chili)

Il fait bon vivre a Potosi, et nous trouvons cette ville encore plus agreable a vivre que Sucre. Pourtant, il y a une population monstre, et le traffic est dense, il est tres difficile de s’y garer ! Mais nous passons beaucoup de temps dans les petits marches, a negocier par ci par la, a croquer quelques empanadas (vraiment delicieux ici !) et quelques confiseries locales.

Le lendemain, nous prenons un tour pour visiter la celebre mine d’argent de la ville, qui en fait sa popularite. Les reserves sont maintenant presque epuisees, mais de nombreux mineurs continuent d’y vivre.
Les conditions de travail sont horribles, les salaires ridicules, et les machines inexistantes. Le plus gros probleme est le silicone dans la roche, qui se vaporise dans l’air lorsqu’ils utilisent de la dynamite au lieu de mateaux pneumatiques (trop onereux).

Nous trouvons un des tours les moins chers en ville, c’est surement pour ca que nous ne voyons qu’une toute petite partie de la mine. Nous rencontrons le plus vieux mineur du coin (45 ans de travail ici), qui fait travailler son fils de 15ans avec lui pour 3 mois, pour lui montrer a quel point la vie est difficile ici.

On imagine facilement a quel point cela doit etre difficile de creuser la roche (1h avec un marteau et une barre pour un trou de dynamite) et pousser un chariot sur des rails, tres souvent en mauvais etat, avec des centaines de kilos de roches a l’interieur.

Pendant ce temps a Uyuni, les manifestations continuent, mais elles cesseront surement samedi, on croise les doigts !

 

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