Copacabana

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Au petit matin, nous arrivons a la frontiere du Perou. Le piege est deja en place…..
Devant nous, une chaine tendue bloque l’acces, mais 10m avant, une autre chaine est au sol. Entre les 2, les batiments de la douane et de l’immigration. Si jamais nous passons une roue apres la premiere chaine, la police nous arrete et saisit le vehicule, et il faut bien sur payer tres cher pour le recuperer. Un policier sort rapidement de son poste pour voir si nous franchissons la fameuse chaine, je fais durer le suspense en avancant lentement……….puis m’arrete juste avant la chaine en lui faisant un grand sourire 😀 Il n’y a pas de petit plaisir dans la vie.

Decu, notre policier s’en retourne dans sa petite cabane.

La procedure est vite expediee cote Perou, on fait tamponner nos passeports, nous rendons les cartes d’immigration que nous avons rempli a l’entree du pays, puis nous allons dans un autre batiment pour faire valider les passeports (on se demande a quoi sert cette etape d’ailleurs) puis il faut passer a la douane…..qui n’ouvre qu’a 8h. Argh, pour une fois, nous sommes trop en avance.
La douane nous annule le permis, personne ne sort pour verifier le numero de serie, et nous pouvons enfin passer cette fameuse chaine :p

100m plus loin se trouve la frontiere Bolivienne. Nous faisons tamponner nos passeports apres avoir rempli une fiche d’immigration sur laquelle nous demandons a avoir 90 jours, mais le douanier nous donne seulement 30 jours, non negociable……. Puis vient la douane, la, nous nous attendons au pire…..

Un jeune homme charmant, souriant, et de tres bonne humeur nous recoit, apprecie que nous ayons deja tous les papiers ainsi que les photocopies, et nous fait notre permis en quelques secondes. La, nous demandons de nouveau a avoir 90 jours, qu’il nous accorde sans le moindre probleme. Un amour de douanier ! Le meilleur accueil de la douane depuis le Honduras !

Nous arrivons quelques kilometres plus tard a Copacabana, ou plutot Gringo land, ou nous retrouvons des notre arrivee Toby et Allison ! Nous nous arrangeons pour partir ensemble a Isla del sol demain, puis nous retrouvons Allan.
Entre temps, quelqu’un s’est approche de notre van, a regarde tres longtemps a travers les vites, avant d’appeler un policier, avec qui il discute et fini par donner 40 bolivianos. La scene fait peur, et on se depeche de bouger le van, que l’on ne cessera de bouger toute la journee (car la ville est toute petite !), jusqu’a trouver un endroit sur pour la nuit. (parking d’un hotel)
Des 16h, la plupart des gens sont ivres morts et se roulent presque par terre dans la rue…. La ville est innondee de gringos, et il y a plein d’hotels en tout genre, d’innombrables restos, tous avec wifi. Specialite locale au restaurant, il faut attendre des heures avant d’etre servis, si toutefois le cuisinier est la, ce qui n’est pas le cas une fois sur deux…..
La nourriture est encore moins chere qu’au Perou, encore plus plate (on a commande du poisson et du poulet, impossible de les differencier, et ils sont tellements aplatis qu’on pourrait les faxer.) mais les boissons sont au tarif europeen.
Nous prenons le bateau de 8h30 pour nous rendre a Isla del sol, la maison du soleil pour les Incas. Jamais evident de savoir comment s’habiller ici, tres froid avant le lever de soleil, mais tres chaud dans la journee, sauf si le vent se leve :p
Les bateaux sont parmis les plus lents au monde, et il faut 3h pour rejoindre l’ile (en nageant on devrait mettre autant de temps). A l’arrivee, le capitaine controle nos tickets, et voyant le prix, nous dit que nous n’avons qu’un aller simple. Sylvie a tellement bien negocie le prix que nous n’avons paye que 50% ! Il faut finalement appeler l’agence pour confirmer le retour :p

Sur place, plein de restaurants et d’hotels prets a accueillir les gringos, avec des enseignes wifi et internet un peu partout, meme ici ! Le retour est a 15h30, de l’autre cote de l’ile, et nous avons pile poil le temps de marcher et de faire quelques photos.
Il faut donc marcher a bonne allure, mais des que nous arrivons sur les hauteurs, nous faisons de tres nombreux arrets photos. On pourrait se croire en pleine mer mediterrannee, avec de l’eau bleue, de nombreuses petites iles brulees par le soleil, et en arriere plan, la cordillere enneigee. Fantastique !
L’ile en elle meme n’a rien d’interessant, les ruines sont vraiment en ruine, et il n’y a ni culture, ni arbre, juste des pierres et de l’herbe sechee, avec par moments des gamins avec un lama, esperant un peu d’argent en echange d’une photo. L’ile est egalement partagee en 3 communautees, et il y a donc 3 peages sur le chemin ou il faut payer pour traverser leur territoires. Ca bien sur, a Copacabana, personne ne vous le dit :p Si en soit les sommes d’argents ne sont pas si elevees (3 euros de peage par personne, pour quelques kilometres), le principe est a vomir.

Nous arrivons au bateau avec seulement 15 min d’avance, c’est dire si le temps nous etait compte !

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